Fracture de Stress

Lorsque vous lirez ces lignes confortablement assis au chaud dans votre maison, appartement ou restaurant, probablement que vous vous direz : Qu’il nous laisse tranquille le chroniqueur en ce dimanche matin avec son stress!

En effet pendant que vous sirotez votre café, votre physiothérapeute préféré et son équipe se démènent comme des diables dans la neige froide, en participant pour la 4ième fois au pentathlon des neiges de Québec.

En rappel, c’est l’activité hivernale extérieure la plus courue avec plus de 4000 inscriptions, le tout se passant sur les plaines d’Abraham.

Je vous invite d’ailleurs à aller faire un petit tour en ce dimanche pour prendre l’air et pour encourager les athlètes (je m’exclus ici). Il y règne une ambiance extraordinaire et vous pourrez voir de beaux exemples de gens de tous les  âges actifs et en santé.

 CINQ ÉPREUVES

Notre équipe de 5 personnes de ma famille avons donc à compléter à relais une épreuve chacun, soient le vélo, la course à pied, le ski de fond, le patin et la course à raquette.  Nous nous entraînons tous depuis quelques mois. Moi j’ai encore été choisi pour le ski de fond car je suis le seul qui savait vraiment en faire et aussi pour payer l’inscription… Je ne suis pas sûr qu’il m’ont pris dans l’équipe pour mes qualités athlétiques, mais passons….!

  Zone de Texte: FRAYEUR

 

Cependant une petite frayeur est survenue cette semaine, soit le lundi précédent la course lorsque notre athlète à la course à pied se serait possiblement infligée une fracture de stress au pied.  Habituellement cela survient lors d’un surplus d’activité sportive.  Ça n’a aucun rapport avec le stress d’origine nerveux que l’on connaît.

La fracture de stress se manifeste par des petites fissures situées à la surface des os.  On peut l’observer sur les os de la jambe, le tibia et le péroné. Fréquemment chez les coureurs de longue distance, elle se manifeste au niveau des métatarses du pied.

Les deux semaines avant le moment ou la douleur a débuté, notre coureuse Gabrielle a augmenté son volume d’entraînement de façon significative dans le but d’arriver au sommet de sa forme à la compétition. Notre sportive a donc demandé un conseil à son père physiothérapeute qui a suspecté une subluxation des petits os du carpe en raison des mouvements répétés lors de la course plutôt qu’une fracture de stress.  Au départ on ne voit pas  cette lésion sur des radiographies. Par contre, l’examen par une scintigraphie osseuse sera beaucoup plus révélatrice.

Après quelques mobilisations des os du tarse pour les remettre dans leur position physiologique suivi d’une immobilisation par un ruban proprioceptif bien appliqué, la douleur a fortement diminué et Gabrielle a poursuivi son entraînement.  Elle a dû par contre y mettre la pédale douce.  Elle devrait être avec nous ce dimanche.

 

 André Girard