LES OUTILS DU PHYSIOTHÉRAPEUTE

 Les physiothérapeutes disposent d’un coffre d’outils très bien garni pour répondre aux besoins de leurs patients et de leurs différentes pathologies.  Le physiothérapeute compétent saura choisir le bon instrument et l’utiliser à bon escient.  Pour agir sur la douleur et sur l’inflammation, pour retrouver l’amplitude de mouvement normale et pour récupérer une force musculaire fonctionnelle, il existe un ou des outils précis pour intervenir justement.

 L’électrothérapie :

Les différents courants ou ondes électriques sont utilisés depuis longtemps pour agir sur la douleur, l’inflammation ou pour stimuler un muscle.  Les deux grandes guerres mondiales et leurs nombreux blessés civils et militaires ont favorisé le développement de moyens pour soulager les symptômes des éclopés.  Les ultra-sons, les courants électriques de hautes et basses fréquences, le laser ainsi qu’une panoplie d’autres appareils électriques ou d’électromagnétiques peuvent être très bénéfiques lorsqu’utilisés au bon moment.  D’autres courants électriques pourront servir à stimuler un muscle qui est resté atrophié après une blessure ou perturber le message qui conduit la douleur.

 La thérapie manuelle :

Lorsqu’on parle de techniques de thérapie manuelle on réfère aux différentes manœuvres de mobilisations d’une articulation.  Ces gestes sont faits dans le but d’améliorer la quantité et la qualité des mouvements d’une articulation enraidie.  D’autres techniques plus précises permettront de remettre en place des surfaces articulaires mal imbriquées.  Il existe différents grades de mobilisations qui vont du mouvement léger jusqu’à la manipulation.  Fréquemment l’articulation sacro-iliaque est rigide ou bloquée en raison de faux mouvements ou de mauvaises postures.  Par des mobilisations appropriées, le physiothérapeute replacera en bonne position les deux parties articulaires mal alignées.

 Autres outils :

D’autres modalités de traitement comme les massages thérapeutiques, l’utilisation de l’eau(l’hydrothérapie), les bains de cire, la glace et la chaleur pourront être sortis du coffre lorsque la situation l’exigera.

Récemment, d’autres appareils sont apparus sur le marché comme les ondes de choc ou la cryothérapie avec gaz.  Ils sont présentement sous observations et leur pérennité dépendra des succès obtenus. Mais attention, des appareils qui font des miracles, j’en ai jamais vu.  Il faut rester prudent et savoir s’en servir.

Les exercices :

C’est l’outil de prédilection pour le physiothérapeute qui prend vraiment à coeur la rééducation définitive de son patient.  Plusieurs cliniques se sont munies d’appareils d’entraînement perfectionnés pour pratiquer une physiothérapie dite pro-active.

Cependant le bon choix des exercices demeure la clé pour une rééducation optimale. De plus, avant d’entreprendre un programme intensif, il faut s’assurer que la phase inflammatoire soit passée.

De nombreux physiothérapeutes ont suivi des cours de perfectionnement afin d’enseigner des exercices appropriés à la condition de leur patient.  De mauvais exercices pourraient nuire plutôt qu’aider le patient.

André Girard pht