Golf extrême…

Histoires vécues

 Même si le golf semble un sport tranquille permettant aux personnes de tout âge de s’y adonner, il a son lot de blessures.

 Avec un printemps particulièrement froid et pluvieux le temps de la remise en forme a été écourté prédisposant donc à des problèmes articulaires multiples.

 

 RUPTURE DU BICEPS

 Michel s’approche de la soixantaine. Il est un joueur de golf de bon calibre et il pratique son sport favori 3 à 4 fois par semaine.

 Au cours des derniers mois, il ressentait des douleurs à l’épaule gauche qui l’embêtait dans certains mouvements mais surtout lors de l’élévation du bras au-dessus de 90 degrés.

En début de saison lors d’un coup de départ,  à la fin de son élan  il a ressenti une douleur vive et aiguë. Michel nous décrit alors cette douleur comme une sensation d’élastique se rupturant.  Il ne peut continuer à jouer cette journée là.

 Michel se présente donc en clinique privée pour consulter son physiothérapeute. Le professionnel de la réadaptation remarque que le muscle biceps gauche semble plus bas que le biceps droit…

      

ÉPITROCHLÉITE

Carole joue au golf occasionnellement pour le plaisir et dans certains tournois sociaux ou  caritatifs.  En voulant frapper la balle, elle a malencontreusement heurté violemment le sol avant la balle.  Elle a ressenti alors une douleur immédiate et précise au coude droit mais elle peut quand même finir sa ronde.

Dans les jours suivants,  la douleur à l’intérieur du coude augmente progressivement et surtout lorsqu’elle fait une préhension forcée comme en donnant une poignée de main. Le physiothérapeute qu’elle consulte identifie une épithrochléite ou ¨golfer elbow¨ ou une déchirure partielle des muscles fléchisseurs du poignet. Ce sont des appellations différentes pour le même problème…

  

LOMBLAGIE

Claude a un dos relativement fragile. Plusieurs fois au cours de sa carrière de golfeur passionné, il a du prendre du repos afin de guérir quelques lombalgies.

Lorsqu’il y met toute sa puissance sur un élan de départ qui l’oblige à  une rotation brusque, rapide et complète,  il en paye souvent le prix par des entorses lombaires…

Rappelez-vous  que la région lombaire est bio-mécaniquement construite pour permettre des mouvements de flexion et d’extension. La rotation est surtout assurée par les tissus mous comme les muscles et les ligaments.  Lors d’un mouvement extrême en rotation, ces dernières structures peuvent être étirées et entorsées.

 

 TRAITEMENT

Michel a été référé en orthopédie car on suspectait une rupture de la longue portion du muscle biceps.  C’est ce qui a été identifié par le spécialiste et le traitement a été conservateur et non chirurgical.

Carole a observé quelques jours de repos combinés à quelques séances en physiothérapie dans un but anti-douleur et anti-inflammatoire.  Elle a repris rapidement son sport estival.

Claude doit apprendre en vieillissant à doser ses efforts et à modérer ses ardeurs et ses élans.

Lorsque l’entorse apparaît, pour lui aussi les anti-inflammatoires, le repos et la physiothérapie le remettent sur les verts rapidement. Il devient cependant plus sage à chaque épisode.

  

Surtout restez actifs quand même !

  

André Girard, pht