L’inflammation

 C’est quoi cette bibitte là? Qu’est-ce que ça mange? Effectivement ça mange en détruisant des cellules nuisibles… L’inflammation c’est un peu comme un feu qui couve. Tu lui donnes de l’air en bougeant trop ou mal et c’est la crise inflammatoire. En physiothérapie, nous sommes confrontés régulièrement à deux types de mécanismes déclencheurs de problèmes musculo-squelettiques.

 

Traumatisme

Tout d’abord, il y a les causes traumatiques. Vous jouez au soccer, votre pied s’enfarge dans un trou du terrain et vous vous entorsez une cheville. Vous jardinez et vous soulevez une pelletée de terre plus lourde que vous pensiez vous causant ainsi une forte douleur lombaire.

Vous glissez sur la glace, vous tombez sur l’épaule et vous vous déchirez la coiffe des rotateurs. Ce sont toutes des causes accidentelles et traumatiques abimant les tissus et structures de votre corps.  Elles sont sources de désagréments fâcheux.

 

Répétition des mouvements 

Vous avez au-delà de 50 ans. Vous râtelez des feuilles pendant 2 heures sans percevoir de malaise. Par contre, 24 heures plus tard vous ressentez une douleur intense à la région dorsale. Vous vous entraînez pour le marathon et suite à de nombreux mouvements répétés des genoux, vous développez une tendinite au tendon rotulien.

Ces deux derniers exemples ont pour cause des mouvements répétés et on peut les classer comme étant d’origine inflammatoire. C’est la majorité des blessures avec lesquelles nous devons composer dans notre pratique quotidienne.  Elles sont habituellement plus bénignes.

 

Nouvelles données 

J’ai assisté récemment à une conférence sur les nouvelles théories concernant l’inflammation et la façon de la moduler.

Pour le commun des mortels, l’inflammation est un processus pathologique nuisible pouvant mener à une détérioration de l’articulation.

Pour un physiologiste moderne, c’est plutôt une réponse protectrice visant à détruire l’agent dommageable et à stimuler la réparation des tissus.

En résumé, la réaction inflammatoire suite à une blessure aiguë dure environ 72 heures. Cette même réaction est nécessaire et ne doit pas être inhibée par la prise d’anti-inflammatoire de façon trop précoce.  Donc la marche à suivre pour une réparation optimale des tissus est remise en question.  Des anti-inflammatoires pris trop rapidement pourraient même nuire à la guérison. 

Votre médecin et votre pharmacien demeurent les deux professionnels les plus aptes à vous guider sur la prise d’une médication anti-inflammatoire.

Cependant, il est important d’être prudent devant des nouveaux comportements à la mode.

Attendons les résultats sur le terrain et gardons toujours notre sens critique…

 

André Girard,pht