Malencontreuses chutes

 

Réactions Quelques préposées aux bénéficiaires ont réagi au dernier article les concernant. Par rapport à leurs conditions salariales, une travailleuse dans un milieu privée syndiqué me faisait part qu’ils ont signé une convention collective de 3 ans. Ils récolteront à la fin du contrat un maigre 12.00$ de l’heure.

D’autres me confirment que les efforts intenses en situation d’urgence comme pour prévenir ou amortir des chutes étaient la cause de plusieurs lombalgies, de cervicalgies et d’entorses aux épaules.

 

 CHUTES

En lien avec les chutes chez les aînés, il est important de préciser qu’une fracture de la hanche chez une personne du troisième âge relativement autonome et en bonne santé vient changer drastiquement leur condition.

Le niveau d’autonomie dépend à l’occasion de certains aléas de la vie. Un moment d’inattention, un vertige ou d’autres accidents peuvent occasionner une chute et une fracture sur des os fragilisés. C’est alors que les problèmes commencent et que la vie peut basculer…

Il est important d’optimiser la prévention des chutes chez les personnes âgées. Cela demande la concertation de plusieurs professionnels de la santé.

 

 DÉNUTRITION   

Certains problèmes d’alimentation et de dénutrition peuvent augmenter les risques de chutes.

Une nutritionniste (1) que j’ai consultée m’a raconté l’histoire de l’un de ses patients :

M. Girard octogénaire et veuf depuis quelques mois, réside seul dans son appartement. Il conduit encore sa voiture et est autonome à plusieurs niveaux. Toutefois, des facteurs psychologiques, physiologiques et sociaux augmentent son risque de dénutrition.

La dénutrition est un état résultant d’apports en nutriments insuffisants pour couvrir les besoins de l’organisme. Elle favorise la fonte de la masse musculaire et augmente ainsi les troubles de mobilité et donc les risques de chutes.

   

En effet, M. Girard présente donc :

 

Une maigreur et une masse musculaire très faible ce qui est fréquent chez les personnes âgées. Cela pourrait contribuer à une diminution de sa mobilité et ainsi à l’augmentation du risque de chutes.

De faibles compétences culinaires, ce qui est normal chez un veuf pour qui la préparation des repas a toute sa vie été assurée par sa conjointe. De ce fait la variété et la composition de ses repas sont souvent inadéquates entraînant des apports insuffisants en plusieurs nutriments.

Une prothèse dentaire mal ajustée, ce qui limite la facilité de mastication et donc restreint les aliments pouvant être facilement consommés. 

Une rencontre avec une nutritionniste a été bénéfique pour M. Girard. Cette professionnelle a été en mesure d’évaluer et d’émettre des recommandations visant à combler ses besoins en nutriments. 

Avec des changements alimentaires simples, M. Girard aura un meilleur état nutritionnel, un meilleur niveau d’énergie et une plus grande masse musculaire. En prime, il aura maintenant assez d’énergie pour effectuer les exercices préventifs, enseignés par son physiothérapeute.  

Pour la société, pour le milieu médical et surtout pour la personne, les inconvénients et les coûts reliés aux malencontreuses chutes sont énormes. Tous les jours à notre clinique de physiothérapie nous recevons des gens âgés de 70, 80 et même de 90 ans en bonne santé, actifs et autonomes.

Ce sont de beaux exemples à suivre mais attention car la condition peut changer brusquement.

 

  1. Mme Anne-Julie Girard, nutritionniste, Québec    

     

    André Girard,pht