Blessures d’automne

Les jeunes physiothérapeutes qui travaillent avec moi sont tous très occupés par les  temps qui courent. Effectivement, avec les nombreux camps d’entraînement de hockey, le début de la saison de football, la reprise des sports scolaires et la fin du baseball junior majeur, ils ne savent plus où donner de la tête. Leurs trousses de premiers soins se vident plus vite qu’ils les remplissent!

Plusieurs jeunes sportifs souvent accompagnés de leurs parents viennent nous consulter en physiothérapie pour des blessures de "camps d’entraînement". Par exemple, après une période d’inactivité estivale, ils se lancent dans une intensive remise en forme avec obligation de faire partie de l’équipe de hockey absolument. Ils ne veulent pas qu’une blessure vienne compromettre le début ou la saison à venir.

 

HOCKEY

Pour ce sport viril et intensif, les blessures sont variées et multiples. On les rencontre à de nombreuses articulations. Elles sont dues à l’occasion à des gestes répétitifs et plus fréquemment à des traumatismes par contacts ou par chutes.

Parmi les principales, les blessures à l’aine viennent souvent incommoder les adolescents, surtout ceux qui sont en poussée de croissance. Le patin s’accrochant dans une fente, obligeant un mouvement latéral extrême de la jambe, peut déchirer les muscles adducteurs de la cuisse.

Les malencontreuses et accidentelles entorses ou étirements ligamentaires de la cheville et du genou obligeront nos hockeyeurs à prendre un repos forcé afin de laisser guérir les structures. Rappelons ici qu’il y a trois degrés de déchirures ligamentaires, allant de l’étirement simple des fibres à la rupture complète du ligament. Il va de soi que la durée de guérison sera en fonction de la gravité des entorses, pouvant varier d’une semaine à un an avant de reprendre les activités normales. Rappelez-vous de la saga ligamentaire du genou de Andréi Markov des Canadiens de Montréal.

Les robustes mises en échec ou "coup d’épaule" sont la cause de sérieuses blessures à cette articulation. La fameuse séparation de l’épaule ou entorse acromio-claviculaire se produit habituellement lors d’un contact non protégée contre les dures bandes autour de la patinoire. Plus rarement, des sub-luxations ou luxations complètes de l’épaule sont observées lors de mauvaises chutes. Certains sportifs, relativement laxes ou hyper flexibles sont prédisposés aux luxations. Ici, il est important d’entreprendre une bonne rééducation afin d’éviter d’incommodantes récidives pour l’avenir.

 

FOOTBALL 

Rappelons que pour ce sport de plus en plus en vogue chez nos jeunes adultes québécois, les principales blessures rencontrées ressemblent à celles observées au hockey. En prime, des blessures aux doigts et aux poignets provoquées par des contacts venant de tous azimuts viennent embêter les footballeurs.

Je ne parlerai pas ici des commotions cérébrales qui doivent être absolument détectées et bien évaluées afin d’éviter des séquelles permanentes. J’en ai amplement discuté lors de quatre articles précédents.

Votre physiothérapeute demeure un intervenant de choix en thérapie sportive. Leur formation, leur expertise et leurs judicieux conseils sauront sûrement vous aider. Un réseau bien organisé de cliniques privées vous attend.

     

André Girard